"Parmi les désirs naturels, les uns sont nécessaires pour le bonheur, les autres pour la tranquilité du corps, les autres pour la vie même." [Epicure]

samedi 1 août 2015

Désir & Sélection




Je n’aime pas réagir à l’actualité. Ni même encore aux tendances. Mais, cette semaine, j’ai vu une vidéo qui m’a inspiré ce billet. Sur le mode de ma compatriote belge Sofie Peeters à qui revient le mérite d’avoir lancé le mouvement avec sa caméra cachée dans les rues de Bruxelles, le magazine Cosmopolitan a filmé des jeunes femmes seules en rue à New-York pour voir les remarques déplacées et tentatives de drague un peu foireuses qu’elles recevaient, pour ensuite montrer la vidéo à leur petit-ami et observer leurs réactions. Je pense que tout ce qu’il y avait à dire a déjà été dit dans le débat qui a suivi et l’on pourrait résumer le tout par : si un garçon veut « draguer » une fille en rue, l’important c’est la manière de faire. Et pour le mec, être capable d’accepter que la fille n’est pas intéressée pour se retirer sans être lourd ni insistant. Soit tout le contraire des pauvres types qui doivent être à dix pour lancer une remarque salace à une demoiselle qui passe près d’eux. Ou celui qui, alors que la fille ne l’a même pas regardé, l’interpelle, insiste, et n’obtenant aucune réponse, finit par l’insulter. (Il y a sans doute quelques féministes extrémistes qui diront que les hommes ne devraient jamais adresser la parole à une femme en rue et inversement quelques machos primaires pour penser que leur attitude simiesque n’a rien de méchant et doit être comprise comme un « compliment ». *tousse* … Le chemin est encore long.)

Et justement, c’est quoi la « bonne » manière de faire ?


Loin de moi l’idée de me poser en coach « Pick-Up & Drague », je vais me contenter de résumer ma propre expérience en la matière et mon vécu. Car je ne crois pas qu’il y ait une bonne manière de faire, mais des bonnes manières, autant qu’il y a d’individus masculins en somme.

De mon côté, il m’est arrivé de rencontrer des femmes dans des contextes tout à fait normaux (entendez par là : pas dans un événement libertin) et de coucher avec elles le soir même.

Comment je fais ?

Simple.

Premièrement, j’observe.

Tout comme les hommes, les femmes matent. Elles le font juste beaucoup plus discrètement que nous. C’est très subtil mais repérable pour qui est attentif et a pu développer sa vision périphérique (soit le fait d’être capable de concentrer sa vue sur les côtés du champ du regard, tout en ayant les yeux fixés vers quelque chose d’autre, et ainsi repérer des choses tout en ayant l’air de ne pas les avoir vues). En général, le fait de mater, même discrètement et rapidement, produit une réaction chez la femme, tout aussi discrète et subtile.

 Bon d'accord, c'est exagéré dans les deux cas. Mais l'idée est là. Crédits photo: cavemag.com

Cette réaction est positive ou négative.

Positive, il pourra s’agir d’un léger sourire, d’un nouveau coup de regard ou d’un geste trahissant soudain une légère tension générée par le fait qu’un homme qu’elle trouve attirant se trouve à proximité et qu’elle s’inquiète soudainement de savoir si elle-même apparaît sous son meilleur jour (coiffure, vêtement, maquillage, etc.). Note pour les lourdauds : cette légère tension n’a rien à voir avec l’attitude inconfortable générée par une remarque déplacée ou une tentative de drague pourrie !

Négative, bien souvent la femme détournera la tête avec une expression de complète indifférence, voire même une petite grimace. J’aimerai pouvoir dire « Inutile de préciser que… » mais vu le nombre d’ignorants n’ayant pas compris grand-chose à l’idée de persévérance, il me semble au contraire qu’il est utile de préciser que si une telle réaction négative a pu être observée chez une inconnue, alors ça ne vaut même pas la peine de chercher à l’aborder : elle ne vous trouve pas attirant. J’ai quelques fois des cas de telles réactions chez des inconnues que je trouve pourtant jolies : comme ce n’est pas réciproque, je passe mon chemin, tout simplement. Inutile de perdre son temps.

Si la réaction est positive, si la femme me plaît au prime abord et si j’en ai l’occasion, alors j’aborde. Le plus souvent, c’est avec une introduction aussi simple et efficace que « Bonjour » suivi d’un commentaire sur l’un ou l’autre élément du contexte (la météo, un accessoire ou un vêtement qu’elle porte, l’endroit, etc.). Le truc ici est d’engager la discussion. Peu importe ce que je dis, tant que je crée une interaction, une dynamique. Une fois l’interaction créée, je tente de rester aussi fun et léger que possible. Je bannis les sujets de politique et autres trucs philosophiques chiants (alors que, demandez à mon épouse, je suis capable de disserter des heures sur ces thèmes…). Ensuite, si l’alchimie est là (voir plus de détails à ce sujet ci-dessous), je tâche de devenir de plus en plus physique. Ma jambe innocemment collée à la sienne. Ma main qui la touche quand je parle. Jusqu’à lui prendre la sienne et souvent, l’embrasser.


Deuxièmement, après l’observation, je me pose vraiment la question : est-ce que je veux baiser cette femme ? Durant l’interaction, une alchimie se crée. Une tension survient entre moi et elle. Là encore, il faut être attentif. Pour ma part, il s’agit d’un feu qui s’allume dans le bas du ventre. Une de mes connaissances avait nommé ça « La Loi de la Queue ». Cette loi se résumait par le fait que si déjà durant la conversation, le feu s’allumait dans le bas ventre et la queue devenait – même légèrement – dure, alors c’était plié : l’alchimie sexuelle était bien présente, l’attraction était réciproque et une partie de jambes en l’air n’apporterait que du positif pour tous les deux. Je dois dire qu’à chaque fois que la Loi de la Queue s’est manifestée chez moi, le résultat a été positif. En somme, ma queue semble mieux savoir que ma tête avec qui je devais coucher et avec qui je ne devais pas. Je m’y fie donc. Si la loi de la queue ne se manifeste pas, alors c’est que quelque chose cloche : il manque un élément et coucher ensemble ne donnera sans doute pas grand-chose. Là encore, ça s’est vérifié.

Le feu du désir s'est-il allumé?

Cela m’a depuis amené à écarter des filles pourtant très bien physiquement mais envers qui je n’avais pas d’attirance sexuelle. Et à coucher avec d’autres qu’on ne mettrait pas dans des magazines mais avec qui ça a véritablement fait des étincelles au lit. Et aussi, qu'on se rassure, à coucher avec des filles très jolies qui dégageaient une sacrée énergie sexuelle. Ici, je ne cherche pas à aligner des mannequins pour en mettre plein la vue à mes potes et avoir le tableau de chasse le plus impressionnant. Je cherche juste des partenaires de baise et pour ça, seul mon instinct sexuel juge. Non les standards de beauté de la société.

Le reste, à partir de la conversation jusqu’au lit (ou tout autre endroit pour baiser), ce n’est pratiquement que de la logistique : il ne faut pas que ce soit trop loin, il faut pouvoir s’y rendre sans avoir besoin de mentionner grassement « chez toi ou chez moi ? » (ça casse la magie du moment, et l’attraction par la même occasion) et il faut pouvoir gérer l’une ou l’autre inquiétude et résistance que la femme pourrait avoir devant le fait de coucher avec un gars qu’elle vient de rencontrer. Ces résistances ne sont pas spécialement morales, mais souvent matérielles: pas épilées (notes à ces dames: si on vous veut, on s'en fout), chambre pas rangée, mauvaise période du mois, etc. Parfois même, il faut tout simplement accepter de remettre ça à un second rendez-vous si les circonstances ne s’y prêtent pas.

Tout ça pour dire ce que ma femme a résumé très simplement par : Si une femme est attirée par un homme et si l’homme est attiré par la femme, il faut juste que l’un des deux ne foire pas en cours de route pour qu’ils finissent par coucher ensemble.

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