"Parmi les désirs naturels, les uns sont nécessaires pour le bonheur, les autres pour la tranquilité du corps, les autres pour la vie même." [Epicure]

mercredi 5 août 2015

Lacs Naturistes en Allemagne (1) : Feldmochinger See & Unterbacher See


 Crédits photo: Panoramio

Après une première expérience très positive d'un lac naturiste en Rhénanie-Westphalie, nous avons décidé de remettre le couvert durant le mois de juillet avec deux autres lacs que nous avons eu l'opportunité de découvrir.

Récit.

Le premier, Feldmochinger See, se trouve au nord de Munich. (Un jour, je vous parlerai d'architecture et d'urbanisme, et de comment ces deux disciplines peuvent se combiner pour devenir de véritables odes au grand Art de vivre, en créant des espaces auxquels l’Homme a apporté sa propre touche de beauté, sans rien perdre de sa connexion avec la nature – comme c’est le cas pour Munich – ou au contraire, comment certains, par une architecture et un urbanisme désastreux – notamment dans de nombreuses zones de la capitale européenne – créent des espaces morts et oppressants)

Le second, Unterbacher See, se trouve à l’est de Düsseldorf, en Rhénanie-Westphalie comme le lac de la dernière fois, donc plus proche lorsqu’on vient de Bruxelles.

Feldmochinger See. Crédits photo: Panoramio

Commençons par le plus éloigné, le Feldmochinger See, au nord de la capitale bavaroise. La zone naturiste n’est pas clairement indiquée (nous avons fait les trois parkings autour du lac avant de trouver celui qui était le plus proche de celle-ci), mais l’accès est gratuit. Seul le parking (3 EUR) doit être réglé pour la journée. Il s’agit donc d’une zone publique, sans infrastructure ni équipe d’encadrement spécifiques pour les naturistes. Néanmoins, la grande majorité des gens que nous avons croisée était bel et bien naturiste. Quasiment aucun textile.

Ce qui frappe en premier, c’est la beauté du lieu et le bleu pur de l’eau du lac. Ce dernier est entouré d’un parc dans lequel sont plantés de nombreux grands arbres, dont les ombres projetées donnent autant d’endroits où venir s’allonger lorsque le soleil se fait trop brûlant. On s’y sent dans un espace à la fois naturel et ouvert, sans restriction. Un aspect positif de l’endroit est que la délimitation est très claire : la zone nord du lac est textile, alors que la zone sud, elle, est par coutume dédiée au naturisme. Les deux populations n’ont donc peu de chance de se croiser, à moins qu’un nageur olympique ne se décide à traverser l’entièreté du lac.

L’eau du lac confirme la première impression de pureté : claire et agréable, c’est un délice de s’y baigner nu et d’y plonger la tête. Au niveau de la fréquentation, nous nous y sommes rendus un jour en semaine hors des vacances scolaires, donc les gens présents étaient surtout des retraités. Cependant, mon épouse a lu que les weekends de vacances, le lieu pouvait vite se remplir et on y trouvait alors tout type de personne, jeunes et vieux, hommes et femmes, toutes classes sociales confondues.

Bref, à part que ce soit un peu loin et qu’il n’y ait pas une infrastructure dédiée, il n’y a pas grand-chose à redire sur le Feldmochinger See : c’est probablement le meilleur lac naturiste que nous ayons visité jusqu’à présent.



Pourquoi m’attarderai-je sur l’Unterbacher See dans ce cas ?

Car il vaut malgré tout la peine d’être mentionné, même s’il n’est pas devenu notre lieu naturiste de prédilection et que nous continuerons de chercher un endroit dans les environs comme point de chute régulier.

Unterbacher See. Crédits photo: Panoramio

Contrairement à Feldmochinger See, l’Unterbacher See dispose d’une infrastructure dédiée. On y paye un droit d’entrée (3,60 EUR/personne), mais il y a des sanitaires et des échoppes pour se restaurer. Il y a aussi une plage artificielle le long du lac. Dans l’ensemble, l’endroit est beau, mais bien que le lac soit très grand, la zone naturiste et le périmètre de baignade sont vraiment petits, ce qui, avec un peu de monde, donne très vite l’impression que c’est bondé. En effet, comme pour les lacs précédents, un parc se trouve au bord du lac. Seulement, dans la zone naturiste, ils ont laissé d’énormes buissons au milieu, avec des chemins entre ceux-ci, ce qui bouffe pas mal l’espace disponible et crée des zones de circulation inutiles. Si je comprends le besoin de délimiter les zones textiles et naturistes par de tels procédés, je ne vois pas l’utilité de hachurer d’avantage dans la zone naturiste elle-même.

Autre inconvénient de ce manque d’espace, la proximité de la zone textile, notamment pour la baignade. Celle-ci n’est même pas à cinq mètres ! Et la séparation est faite par une chaîne de longs flotteurs noirs (voir photo). Nous n’en avons pas vus directement mais il n’y a aucun doute que ça doit donner des idées aux voyeurs du coin. Même chose avec le reste du lac, sur lequel circulent de nombreuses embarcations – petits voiliers, pédalos, kayaks, etc. – qui peuvent à loisir passer très près de la zone naturiste et détailler ceux qui y sont présents. Nous en avons notamment remarqué l’un ou l’autre n’ayant pu réprimer des petits ricanements à la vue des gens occupés à bronzer nus sur l’une des plateformes flottantes… Bref, au vu de la disposition des lieux, il aurait été à mon sens plus logique de procéder comme au Feldmochinger See : le nord textile et le sud naturiste. Cela serait beaucoup mieux que ce qui se présente actuellement comme suit :

 Rouge: Naturiste, Bleu: Textile (tout le reste du lac, en somme). Crédits photo: Google Maps
 
Autre bémol, les guêpes. Il y en avait beaucoup et ce n’est jamais très agréable, malgré que nous n’en ayons pas la phobie. (Au contraire d’autres visiteurs qui ont précipitamment abandonné leurs serviettes – et leurs déjeuners – pour s’enfuir en courant lorsque plusieurs d’entre-elles sont venues les solliciter pour un morceau de tartines)

Enfin, on ne blâmera pas la direction du lieu pour ça, mais l’eau était vraiment glacée! Moi et les autres hommes présents n’avions pas l’air fier en sortant du lac avec notre virilité réduite à un tiers de sa taille normale… Avec une telle température, les batifolages aquatiques ne nous ont même pas traversé l’esprit.

En conclusion, nos recherches pour un point de chute régulier continuent !

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