"Parmi les désirs naturels, les uns sont nécessaires pour le bonheur, les autres pour la tranquilité du corps, les autres pour la vie même." [Epicure]

mercredi 19 août 2015

Retour au Moyen-Âge: Vertus de la Sodomie à sec


Le long des remparts ouest de Rothenburg. Crédits photos: tourismus.rothenburg.de

Il n’y a pas si longtemps, nous nous sommes rendus dans la ville médiévale de Rothenburg, en Bavière. Rothenburg, c’est un peu l’équivalent de Bruges en Belgique ou encore du Mont Saint-Michel en France : une fois qu’on y entre, on se sent immédiatement replongés au Moyen-Âge. Enfin, ce jusqu’à croiser une troupe de touristes asiatiques – ils sont légions dans ces trois lieux – en train de mitrailler tout ce qui passe à portée de smartphone.

Quel rapport avec la sodomie à sec? Au départ, ce n'était pas prévu. Mais restons un moment sur cette ancienne cité du temps des chevaliers.




Crédits photos: Wikimedia Commons

Rothenburg a conservé l’entièreté de la muraille qui protégeait jadis la ville. Si on le souhaite, il est possible de parcourir toute l’enceinte sur le chemin de ronde attaché aux remparts. Avantage de Rothenburg sur ses homologues belges et français : la verdure ! La ville est nichée sur une colline verdoyante de forêt et comporte, à l’une de ses extrémités, un magnifique parc boisé surplombant toute la vallée environnante. La présence de ces arbres au milieu des fortifications médiévales centenaires donne à l’ensemble un aspect intemporel et coupé du monde.

Crédits photos: Panoramio

Pour tous les amateurs du Moyen-Âge – dont je fais partie depuis ma plus tendre enfance, ma collection de châteaux LEGO et Playmobil d’alors est là pour en témoigner – Rothenburg m’apparaît comme un incontournable. Je suis même certains que la ville a servi de sources d’inspiration inépuisable pour les développeurs japonais de jeux vidéos ayant bercé mon adolescence comme Final Fantasy IX ou encore Zelda : Majora’s Mask.


Bref, visiter la ville fut déjà un plaisir en soi. La météo d’été était chaude et ensoleillée, l’endroit m’a ramené quelques années en arrière dans l’émerveillement de l’enfance, grâce à la magie qu’exerce sur mon imaginaire tout ce qui se rattache à l’époque médiévale. (Oui, je sais, la réalité historique était loin d’être aussi « magique » et Georges R. R. Martin est même probablement encore très soft dans l’interprétation qu’il en donne dans le Trône de Fer)

Nous avons dîné dans un restaurant de la ville, sur une terrasse surplombant de beaux jardins, avant de reprendre le chemin de l’hôtel où nous logions qui, lui, était situé dans un hameau environnant. Il s’agissait là aussi d’une bâtisse plus que centenaire, soit une ancienne ferme réaménagée, soit un relais des postes. Toujours est-il que l’endroit était rempli de boiseries anciennes. Notre chambre ne faisait pas exception.

Crédits photos: Tripadvisor

C’est après avoir visionné un documentaire diffusé ce soir-là et retraçant la fin du mythe d’Anastasia, dont les restes ont finalement été retrouvés enterrés non loin de ceux des autres membres de sa famille, que nous nous sommes mis au lit. Nous avions entendus auparavant nos voisins de la chambre d’à côté, visiblement une famille complète, faire de même. (L’isolation des murs était visiblement aussi ancienne que le bâtiment)

Mais avant de s’endormir, voilà que ma femme me réclame un massage. Aussitôt, je m’exécute. Cependant, même si ce genre de situation dérape souvent en partie de jambes en l’air, je crois me souvenir que nous n’avions pas de préservatifs avec nous et donc pour le sexe, c’était mort. De même, pas d’huile ou autre lubrifiant à disposition pour le massage. Tant pis, ce sera un petit massage rapide et puis dodo !

Ma femme s’allonge sur le ventre, je lui relève son top et commence à masser son dos. Comme à mon habitude, après m’être attardé sur la nuque, les épaules et le bas du dos, je descends m’occuper de ses fesses. Je lui abaisse donc sa culotte et révèle son magnifique cul, que mes deux mains se mettent à masser lentement mais fermement. Elle gémit doucement. Il n’en faut pas plus pour créer une éruption dans mon bas-ventre. Ma queue est devenue un pieu ferme et rigide. Mon épouse le sent probablement et cela crée également une réaction similaire en elle. Sans qu’aucun mot ne soit échangé, elle me fait comprendre ce qu’elle veut. Elle relève légèrement le cul, comme une invitation pour que j’y entre. Je me débarrasse de mon boxer et, pris malgré tout d’un doute ultime, j’approche légèrement ma queue et me contente de poser mon gland gonflé à l’entrée de sa cavité anale. Nouveau gémissement de sa part. Toujours aucune parole. Mais j’ai compris le message. Je suis bien conscient que nous n’avons aucun lubrifiant. Et ayant le gland plutôt sensible, ça m’impacte autant que ça l’impacte elle. Cependant, je suis tellement excité que cette inquiétude est bien vite reléguée à l’arrière-plan. J’entame alors la pénétration.

Doucement, mais sûrement. Contrôlant chacun de mes mouvements, me laissant glisser à l’intérieur, m’arrêtant quand ma femme me dit stop afin de reprend reson souffle pour détendre son cul, je poursuis ma descente. La force de frottement est bien plus présente que lorsqu’on utilise du lubrifiant et la progression n’est pas complètement indolore pour moi non plus, mais dans l’ensemble, l’excitation, et la merveilleuse sensation du cul de ma femme sont trop fortes pour que je m’arrête en cours de route. Me voici bientôt au bout, je ressens soudainement le second anneau se détendre et enserrer mon gland. Ma femme pousse un gémissement de plaisir profond, rauque et unique. Un son que je n’entends que lorsque je l’encule et que ma queue s’est finalement bien mise en place en elle. J’entame de légers mouvements de va et vient. Ma femme gémit et chacun de mes coups de rein lui arrache un cri de plaisir. Tant pis pour les voisins et leurs enfants, les parents devront sans doute répondre à certaines questions embarrassantes mais l’excitation est telle qu’il est impossible que nous nous arrêtions.

Nous avions déjà testé la sodomie – c’est même ma femme qui m’y a initié – et pour ma part, j’apprécie beaucoup cette alternative : la sensation de froid que l’on trouve dans un cul, ainsi que les deux anneaux qui enserrent ma queue une fois qu’elle y est complètement, constituent un plaisir dont j’aurais bien du mal à me priver à présent. C’était cependant la première fois que nous le faisions sans aucun lubrifiant, pas même de la salive. Et bien… Quelle sensation merveilleuse ! Bien sûr, il a fallu être trois fois plus délicat pour la pénétration, mais une fois que ma queue était bien en place, l’absence de corps étrangers a doublé les sensations pour tous les deux. Et le plaisir a duré. Nous avons d’abord débuté alors que ma femme était toujours sur le ventre et moi par-dessus. Ensuite, nous avons pivoté sur le côté et j’ai continué à la prendre en cuillère jusqu’à atteindre l’orgasme et à me répandre en elle.

Après un petit passage obligé à la douche, nous nous sommes remis au lit. Le lendemain, au petit-déjeuner, nous avons croisé la famille de la chambre d’à côté, des Hollandais ou des Flamands (ils parlaient néerlandais, c’est tout ce dont je me souviens) et n’avons pu réprimer un petit sourire en coin en les imaginant spectateurs d’infortune de l’expression sonore de nos ébats. Comme il y avait plusieurs couples dans cet hôtel, eux n’ont sans doute pas pu identifier qui étaient les coupables...


Bref, tout ça pour dire que si on y va doucement, la sodomie à sec, telle qu’elle était sans doute pratiquée au Moyen-Âge (quoique j’en sois pas sûr, ils mettaient peut-être de l’huile ou du beurre…) c’est tout simplement génial.

Et je n’ai pu m’empêcher de repenser à ce qu’avait écrit à ce sujet la chroniqueuse Maïa Mazaurette du magazine GQ à une époque où la sodomie m’était étrangère… Je vais citer le passage de l’article en question :

40 à 45% des jeunes Américains ont déjà essayé le sexe anal, et pour une moitié d'entre eux, nécessairement, ça s'est passé de manière réceptive. Une étude s'est donc intéressée aux femmes. Et donc, 49% des femmes ont arrêté leur première expérimentation de sexe anal parce que ça faisait trop mal (pas étonnant vu que 52% n'ont pas utilisé de lubrifiant) (mais COMMENT ONT-ELLES FAIT). […] La moitié des femmes ont arrêté en cours de première expérience à cause de la douleur. 17% ont eu mal mais n'ont pas arrêté (au secours). Seules 25% ont juste apprécié. Et donc, 9% des femmes qui l'avaient fait au moins deux fois sur l'année ont ressenti de la douleur à chaque fois. Et y sont allées quand même. 10 à 14% des hommes qui reçoivent du sexe anal ont également mal. Et c'est là qu'une certaine déconnexion m'interpelle : comment peut-on autant révérer une pratique qui fait aussi mal ? Qui sont ces 17% de femmes sacrificielles et ces 10% de gays qui subissent ? Pourquoi ne m'a-t-on pas dit que les masochistes atteignaient de telles proportions ?

Grâce à tous les jugements de valeur qu’on y trouve – notez que c’est une tendance récurrente chez elle – (et pour vous faciliter la tâche, je les ai surlignés en jaune. Oui, il y en a beaucoup et ça fait mal aux yeux), on aura compris que Maïa n’aime pas la sodomie et que, dès lors, il lui apparaît anormal que ça plaise à certaines femmes… On ne sera pas surpris de la retrouver avec Ovidie pour tenter d’imposer à tous une vision « juste, égalitaire et féministe » de la sexualité. C’est bien gentil mesdames mais, avant vous, on avait déjà l’Eglise Catholique pour nous les briser à nous dire comment était la façon la plus morale de baiser. On ne s’est pas débarrassé d’elle pour se retrouver avec ses remplaçantes autoproclamées en jugement moral et idéologique sur une chose qui ne concerne que les participants consentants en présence.

 Maïa Mazaurette... Crédits photos: Wikimedia Commons

Et pour répondre à sa question "COMMENT ONT-ELLES FAIT", ma femme a quelques explications pour Maïa: non, le lubrifiant n'est pas la panacée dans la plupart des cas. Peut-être a-t-il un effet psychologique qui aide à se relaxer (genre "on a du lubrifiant, ça ne va pas faire mal!"), mais il peut souvent arriver que le lubrifiant contribue lui-même à la douleur. En effet, pour prendre du plaisir avec la sodomie, il faut que le cul et l'anus soient complètement détendus. (et détendre cette zone particulière n'est pas un exercice à la portée de tous...) L'absence de lubrifiant contribue donc, au moment d'une pénétration lente et progressive, au fait que le cul s'habitue peu à peu à recevoir une queue en lui et à atteindre le niveau de détente nécessaire pour pleinement profiter des sensations offertes. Nous avons déjà essayé avec beaucoup de lubrifiant et pour ma femme, cela avait été plus douloureux car ma queue était rentrée très vite, sans que son cul ait eu le temps de s'habituer et de se détendre, d'où une douleur encore plus vive. Aujourd'hui, lorsque nous pratiquons la sodomie, c'est seulement avec très peu de lubrifiant et souvent, un peu de salive suffit. Et toujours, une pénétration, lente, très lente, avant que la queue ne soit finalement en place, avec une écoute complète des sensations et des réponses de ma femme qui guide toute la progression.

Bref, on regrettera que dans ce domaine, Maïa ait pris ses goûts personnels et son ignorance pour référence pour dire que la seule sodomie acceptable se faisait toujours avec lubrifiant. Force est de constater que c'est également le cas dans ses très nombreuses autres publications (voir deux exemples ci-dessous) où s'exprime une vision politique, idéologique et franchement réductrice de la sexualité et des rapports homme/femme, toujours perçus sous l'angle de la guerre des sexes. Et sincèrement, je ne peux pas adhérer à une conception aussi triste, limitée et mortifère de ces choses magnifiques et illimitées que sont l'Amour, le Désir et le Sexe.


... Et ses "oeuvres". (Ou comment prétendre combattre le sexisme tout en publiant des machins pareils. Non, l'humour n'excuse pas tout.)

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