"Parmi les désirs naturels, les uns sont nécessaires pour le bonheur, les autres pour la tranquilité du corps, les autres pour la vie même." [Epicure]

lundi 14 septembre 2015

Nuit Blanche & Petite Robe Noire

 
Crédits photos: Bryci

J’avais été invité par des amis à cette soirée blanche en plein air. Déjà, je n’aime pas les soirées « blanches », j’ai toujours trouvé que ça faisait beauf’ friqué. Malheureusement, le concept semble très populaire dans la ville où elle avait lieu qui est aussi, soit dit en passant, remplie de beaufs friqués. (Ceci expliquant peut-être cela) Par esprit de contradiction, j’y serai presque allé entièrement en noir. Mais bon, il s’agit d’amis avec qui j’ai des intérêts professionnels engagés, donc j’ai fait l’effort de mettre une chemise blanche pour être un minimum dans le thème. Après tout, les copains m’avaient promis une table VIP où on était mis à l’honneur et tout le tsoin-tsoin. Je me disais que c’était un peu survendu mais, soit, j’avais accepté l’invitation


Avant que je ne parte, ma femme m’avait lancé « Peut-être que tu dénicheras là-bas une fille à baiser pour la soirée ? » et j’avais répondu en haussant les épaules que, oui, pourquoi pas, mais que c’était peu probable et que ce n’était de toute façon pas l’objectif. Mon idée était avant tout de revoir ce groupe d’amis que j’avais un peu délaissé ces derniers temps suite à mes autres activités professionnelles. Je ne savais pas à quel point je me trompais.

 La soirée blanche telle qu'on vous la vend.

C’est vers onze heures, alors que je venais d’envoyer un second texto à mon épouse pour l’informer que rien de passionnant ne se passait et que je serai bientôt sur le chemin du retour, que tout bascula. Nous avions délaissés notre table VIP et les bouteilles de champagne que nous y avions vidées pour nous rendre sur la piste de danse. Les compagnes de mes amis avaient envie de danser et j’avais suivi car on commençait tout doucement à s’ennuyer méchamment dans notre perchoir doré. Malgré un bon DJ et un espace plus que décent, nous étions pratiquement les seuls à danser. Le reste de la foule, dont bonne majorité de beaufs friqués et de leurs progénitures tout juste pubères, semblaient plus soucieux de leur « apparence » que de véritablement s’amuser.

 La soirée blanche telle qu'elle est vraiment. (Et encore, ici ils dansent et il y a de l'ambiance!)

On était les seuls à s’en donner à cœur joie, d’autant que dans notre troupe nous comptions une célébrité médiatique qui était l’invité d’honneur de l’événement et qui se lâchait complètement avec sa nouvelle copine. Malheureusement, ça ne suffisait pas encore à mettre le feu aux poudres et mis à part deux-trois quadragénaires bien faites qui me lançaient des regards souriants, la piste ne comptait pas la moindre femme abordable. Jusqu’à ce qu’elle apparaisse. Sortie de nulle part, une brunette vêtue d’une jolie petite robe noire me lance un regard appuyé tout en dansant. (Ce n’est que plus tard que je me suis rappelé qu’elle avait joué pleinement l’esprit de contradiction : venir entièrement en noir à une soirée blanche !) Je lui rends son regard tout en continuant de danser. Elle se rapproche, l’air de regarder ailleurs, mais me lance un nouveau coup d’œil furtif avant d’à nouveau détourner le regard. Il ne m’en fallait pas plus. Mon côté prédateur s’était réveillé.

Je m’approche et, tout en posant ma main sur son épaule, c’est au dernier moment que je me décide à ouvrir la conversation en la complimentant sur sa robe, dont le corsage supérieur et les bretelles sont composés de cuir, là où le bas est d’une étoffe noire classique. Elle se montre tout de suite très ouverte, réceptive et tactile. Nous échangeons quelques mots malgré le volume de la musique. J’ai un excellent pressentiment. Elle s’exprime avec une voix suave, teintée d’un léger accent italien Tout, dans les regards et la manière de minauder de cette fille, me dit qu’elle me veut. Ca ne me laisse pas insensible et je me dis qu’il serait dommage de passer à côté d’une si belle occasion. Moi qui était parti dans l’idée de ne rien faire ce soir-là, j’avais bien envie, déjà, de lui retirer cette petite robe et de révéler ses deux petits seins fermes qu’aucun soutien-gorge n’obstruait. Son petit cul me laissait également rêveur et je voyais déjà mes deux mains agrippées dessus. Tout semblait déjà si acquis, si facile, que je l’amène à l’écart de la soirée. Mon instinct ne me dit qu’une chose « bat le fer tant qu’il est chaud » et je lui propose d’aller marcher le long du fleuve, avec dans l’idée qu’une fois que nous serons seuls loin du chahut de la soirée, il me sera facile de l’embrasser et d’escalader les choses vers de nouveaux sommets. Elle a visiblement bien compris, car elle me rétorque qu’il est un peu tôt pour déjà aller se balader sur la rive.

Cette fille semble savoir ce qu’elle veut (ce jour-là, c’était moi) mais semble aussi avoir l’habitude avec les hommes. Ca ne me rebute pas. J’ai horreur des allumeuses mais les femmes libres qui s’assument ont tout mon respect. Je joue le jeu et la laisse mener cette manche. Le compromis tombe et nous prenons place à la terrasse d’un bar jouxtant le parc où se tenait la soirée. La conversation s’engage. Sur la soirée et les beaufs friqués, nous sommes visiblement d’accord. Sur la philosophie et certains courants idéologiques aussi. Je ne veux pas trop m’attarder sur ce dernier thème, car ça peut devenir extrêmement chiant et asexuel, mais l’angle choisi me permet de partir vers autre chose de plus intéressant pour moi. En effet, je lui explique que les philosophies et les courants politiques qui se développent uniquement « contre » quelque chose sont à mes yeux extrêmement stériles, négatifs et barbants. En revanche, ceux qui développent quelque chose de positif, qui défendent une idée nouvelle, qui se battent pour l’émergence d’une pensée neuve et créatrice; ceux-là sont pour moi les plus passionnants. Je prends l’exemple de Nietzsche, que je trouve fascinant pour son plaidoyer du Surhumain dans « Ainsi parlait Zarathoustra » mais extrêmement rébarbatif dans « La Volonté de Puissance » qui ne fait que pratiquement lister tout ce qu’il considère comme décadent et auquel il s’oppose dans son siècle. (Notons que ce dernier ouvrage posthume a été fortement remanié par sa sœur et n’est donc pas tout à fait de lui. Mais trêve de subtilité!) Je pars donc de là pour mener ma barque à bon port et mentionner Ovidie et son combat contre le porno que j’ai déjà discuté dans un autre billet. Je reprends l’argumentaire de ce billet, en avançant qu’elle m’apparaît complètement hors-propos quand elle dit que ce sont toujours les hommes qui sont demandeurs de relations sexuelles brutales et animales, avançant que dans ma propre expérience, c’était toujours mes partenaires féminines qui m’en avaient fait la demande. Ce à quoi elle me répond qu’elle est entièrement d’accord et, sans la moindre gêne, me raconte qu’elle a plusieurs fois dit à un de ses potes que lorsqu’ils arrivaient chez elle, il devait lui arracher son pantalon et la baiser sur le carrelage, ce qu’il n’avait cependant jamais osé faire et elle en était très déçue.

A nouveau, elle me dit ça de but en blanc, sans la moindre honte. Ca me plaît, mais aujourd’hui encore, je ne sais pas dire si c’était son attitude naturelle, si elle avait beaucoup bu (je ne crois pas, je repère ce genre de chose assez vite) ou si elle avait consommé quoique ce soit… Cette fille veut clairement du sexe et visiblement ce soir c’est moi qui ai son attention. C’est très flatteur pour moi et je dois même avouer qu’une part de moi n’arrive toujours pas à y croire qu’une fille puisse être aussi directe et claire sur ses intentions vis-à-vis de moi. Au cours de la conversation, comme elle était toujours très tactile, nos mains se sont liées. A un moment donné, elle porte même ma main à sa bouche pour y déposer un baiser, comme si on était n’importe quel couple assis à cette terrasse. Peu après, on s’embrasse, alors qu’on parlait de je ne sais plus quoi, elle a tourné le visage vers moi et j’ai fait de même, fixant mon regard sur le sien. Ce premier baiser dure quelques instants, elle embrasse passionnément, d’une façon qui me fait clairement sentir qu’elle veut plus, même si elle n’en dit rien. De par mon expérience, les femmes ne verbalisent jamais leur désir en face de quelqu’un qu’elles viennent de rencontrer.

Dans le même temps, certains de mes potes repèrent notre manège et viennent s’enquérir de la situation auprès de moi comme ils me savent marié. Je les remballe gentiment en expliquant rapidement quel type de relation j’ai avec ma femme. De toute façon, certains rentrent chez eux et les autres vont continuer la fête au centre-ville, ce qui ne me dit rien. On se quitte donc et j’emmène la demoiselle avec moi, prenant la direction de la rue où j’ai garé ma voiture, tout en lui proposant d’aller acheter à boire dans un night-shop pour continuer la discussion au calme chez elle et ce, « en tout bien tout honneur » comme je m’attache à le préciser avec un air qui sous-entend tout le contraire. (Oui, je ne verbalise jamais non plus le désir) Elle résiste un peu, ne dit pas oui directement, mais j’ai comme l’impression que tout ça n’est qu’une posture. On arrive à ma voiture, elle embarque et je démarre, prenant immédiatement la direction de son quartier, comme je ne démords pas de l’idée de m’inviter chez elle et, plus spécifiquement, entre ses cuisses. Elle continue de résister, de proposer des idées alternatives, comme d’aller dans un super bar du centre-ville, proche de celui où mes potes venaient de dire qu’ils allaient. Ca ne me dit absolument rien, car je sais que là-bas je ne pourrais rien faire et je n’ai pas envie de passer la soirée à juste l’embrasser, surtout quand j’ai l’impression qu’elle veut d’avantage de son côté.

J’insiste à nouveau sur mon idée initiale, on achète à boire, on va chez elle et on poursuit notre discussion passionnante « en tout bien tout honneur » comme je le souligne une nouvelle fois, en faisant mine d’être un peu plus convaincu de ce que je dis. C’est alors qu’elle prend une moue coquine et s’exclame « Ou alors... ou alors… ». Mon instinct me commande d’arrêter la voiture pour la laisser finir. « Ou alors… On va chez moi et tu viens me sauter. » Je parlais plus haut du désir qu’on ne verbalise pas lors d’une première rencontre, surtout chez une femme. Sa phrase me fait l’effet d’un uppercut et me décontenance, non sans éveiller un certain désir, du même acabit que celui qui s’anime lorsque je fais tomber le dernier rempart d’une nouvelle conquête lorsque je l’amène au lit. (Généralement, c’est quand je suis 100% certain qu’on va baiser. Et ici, c’était le cas, avant même que j’aie dû batailler ferme pour l’amener dans une chambre ou pour la déshabiller, ce qui est normalement le cas habituel) Je me contente de répondre un « Parfait pour moi. » laconique, tout en reprenant mes moyens et en redémarrant la voiture.

Elle habite un duplex au rez-de-chaussée d’une maison. Le long du mur à gauche, une bibliothèque, en dessous de l’escalier à droite, un large matelas deux-personnes du type de ceux qu’on trouve sur les canapés convertibles appuyé le long du mur. « Mon baisodrome », lâche-t-elle, sans plus de cérémonie. Sur le moment, je n’y fait pas trop attention, me disant à nouveau qu’elle semble parfaitement à l’aise avec sa sexualité et avec les hommes en général, mais en y repensant je me dis que cette remarque était quand même assez sale et un peu anti-érotique. Soit ! Le temps de passer à la salle de bains à l’étage me laver les mains, elle m’attend assise sur le matelas qu’elle a déployé à même le sol. Je m’agenouille, l’embrasse, mais elle descend directement sur la boucle de ma ceinture, qui est juste à hauteur de son visage, elle la défait et révèle mon boxer. Dans le même temps, j’ai dézippé l’arrière de sa robe, fait glisser les bretelles et joue de mes mains avec ses petits seins, fermes et dont les tétons sont déjà bien durs. Elle fait jaillir ma queue hors de mon boxer et me prend en bouche directement. Elle avale ma queue complètement, s’attachant à faire des mouvements de va et vient avec sa tête, entièrement concentrée sur sa tâche. Dans le même temps, je tente de me débarrasser de mes chaussures et de mes chaussettes, tout en étant toujours à genoux. Je la bascule sur le côté, laissant son visage entre mes cuisses, toujours occupée à me sucer.

Je lui relève sa robe et lui retire son string, commençant à lui toucher le sexe du bout des doigts, avant d’y insérer le majeur et de chercher son poing G, faisant pression sur la paroi supérieure de son intimité, qui se mouille de plus en plus. Je décide qu’il est temps de passer aux choses sérieuses et me dégage. Elle se retrouve sur le ventre, le cul et les seins à l’air, sa robe n’étant plus qu’un chiffon noir autour de sa taille. Alors que j’attrape mon portefeuille où j’ai un préservatif, elle relève son cul et me dit « Tu veux me sauter ? » Je ne me souviens pas de ce que j’ai dit à ce moment précis mais je pense bien avoir répondu par l’affirmative. J’enfile la capote, m’agenouille au-dessus d’elle, je lui relève légèrement le cul pour accéder à l’entrée de son sexe et la pénètre d’une traite. J’entame alors des mouvements des va et vient, et elle commence à soupirer et gémir. Je lui agrippe la croupe et l’amène à moi, accentuant mon mouvement. Elle pousse à présent des gémissements aigus et je continue un long moment. Cependant, je sais que je ne jouirai pas comme ça : je dois voir son visage tordu de plaisir. Je la retourne alors pour la prendre en missionnaire tout en lui relevant les cuisses autour de mon bassin, mais voici qu’elle relève d’elle-même le bassin, et le missionnaire devient une brouette. Mes mains lui agrippent le bassin et mes coups de rein se font de plus en plus rapides et violents, secouant tout son corps au passage, tandis qu’elle ne gémit plus, mais crie maintenant de plaisir d’une voix aigüe. Je finis par jouir dans cette position.

Je reprends mon souffle, nous voilà couchés l’un à côté de l’autre. Elle me confie qu’elle a déjà couché avec des hommes plus âgés, ayant cinquante ans bien faits. Une vingtaine de minutes passe où elle me dit qu’elle aimerait me faire découvrir tel ou tel restaurant de la région, où elle me parle de la musique qu’elle a mise en fond sonore, etc. Ensuite, elle descend me reprendre en bouche, alors que je suis toujours allongé sur le dos. Malgré qu’elle soit pleinement consacrée à la tâche, je sais qu’il faudra plus pour me faire repartir. Je glisse ma main vers son cul, mes doigts jouant d’abord avec son sexe, avant de commencer à tourner autour de son anus, que je titille légèrement et, une fois que je le sens suffisamment détendu, j’y insère le doigt. Mon doigt dans son cul, combiné à ma queue dans sa bouche, me ramène une érection très convenable. Cependant, je n’avais qu’un préservatif et hors de question de baiser sans protection. Je lui demande alors si elle en a chez elle. Elle part à l’étage et redescend avec un.

Entretemps, je suis redevenu mou mais elle ne s’en formalise pas et me reprend immédiatement en bouche, jusqu’à ce que je sois de nouveau suffisamment dur pour enfiler la capote. Je la pénètre en levrette et la saute à nouveau de la sorte, la faisant gémir et hurler. Mais je ne jouirai pas cette seconde fois, l’épuisement physique finit par avoir raison de la fermeté de ma queue. Une fois que je me suis retiré, elle descend à nouveau, me retire la capote et me prend en bouche. Vu qu’il n’y a pas beaucoup de résultat, elle me demande « Tu ne veux pas jouir à nouveau ? » et je lui réponds que c’est très rare quand ça arrive une seconde fois.

Je terminerai cette soirée en l’accompagnant lorsqu’elle va chercher un truc à manger dans un snack du coin et prendrai un dernier verre – un soft cette fois, vu la route qui m’attend – à la terrasse d’un café où je lui révélerai que je suis marié, ainsi que le type de relation que j’ai avec ma femme. Je n’avais rien dit et elle ne m’avait rien demandé non plus, mais elle est quand même surprise et déçue. Pas fâchée pour autant, du moins ce n’est pas l’impression que j’ai en prenant congé, alors qu’il est tout juste trois heures du matin.

Elle avait vingt-trois ans et je n’avais encore jamais rencontré de filles de son âge qui soient aussi directes sur leurs intentions et aussi à l’aise avec leur sexualité. Je crains cependant qu’il y ait chez elle un certain côté autodestructeur à ce sujet, qu’elle est de celles qui se consument dans leurs passions et qui se brûlent dans le plaisir. Elle ne couche pas avec n’importe qui, cependant, car elle me racontait que son ancien patron avait essayé de la sauter pendant six mois avant de la virer une fois qu’il avait compris qu’il n’aurait rien. Mais soit. J’ai été bluffé par son attitude et j’avais du mal à réaliser avoir pu être l’objet de toute cette attention et du feu de son désir. J’en étais conscient et j’ai joué le jeu pour ne pas laisser passer cette opportunité, mais il y a toujours au fond de moi une petite voix incrédule qui trouve ça complètement exceptionnel, qui se dit que je dois être foutrement chanceux ou foutrement beau gosse pour voir ce genre de choses m’arriver, là où tant d’autres gars doivent batailler pour obtenir le même résultat.

Beau gosse ? Chanceux ? 
Ni complètement l’un, ni complètement l’autre, mais sans doute suffisamment de chaque ce soir-là.

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