"Parmi les désirs naturels, les uns sont nécessaires pour le bonheur, les autres pour la tranquilité du corps, les autres pour la vie même." [Epicure]

mercredi 6 janvier 2016

Donner le contrôle

Crédits photo: aerialamy.com

Ce n’est pas la première fois que nous sommes dans cette chambre, tous deux allongés sur le lit. Je suis sur le dos et elle blottie sur mon flanc.

Elle m’embrasse. Le désir monte. Sa main glisse jusqu’à mon entrejambe. Par-dessus mon pantalon, elle palpe ma queue déjà bien dure. Sa main remonte sous ma chemise, touche mon ventre. Avant de redescendre à nouveau, cette fois sous l’élastique de mon boxer pour, du bout des doigts, caresser mon sexe. Ma respiration est lourde, mon bas-ventre est en feu et ma gorge se crispe sous le désir. Elle se relève et me dit « Ne bouge pas, ne fais rien et laisse-moi faire. » Une première pour moi, si habitué à contrôler tout.



Elle s’éloigne pour aller vérifier que la porte de la chambre est bien fermée. En revenant, je la vois se déshabiller. D’abord le bas, qui révèle son sexe entièrement rasé et ensuite son haut, dévoilant sa belle et opulente poitrine. Entièrement nue, elle revient vers moi d’un pas gracieux. Elle se met à cheval sur moi, baisse mon pantalon et mon boxer, dégageant ma queue bien dure. Elle frotte son sexe contre cette dernière, laisse échapper des gémissements de plaisir tandis que ma respiration est toujours aussi lourde. Je la laisse entièrement faire, m’abandonne à elle, laisse mon corps et ma queue à sa merci. Je ne contrôle plus rien. Je suis l’esclave du plaisir et de son bon vouloir. Ma jouissance est entre ses mains. Après quelques va et vient, elle se relève légèrement et, de sa main gauche, prend mon sexe et, délicatement, l’insère en elle. Son intimité est déjà trempée de plaisir et ma queue la pénètre instantanément et sans résistance, lui arrachant un long gémissement. Aussitôt, elle repositionne ses jambes pour se mettre à croupie et s’aidant de celles-ci se met à faire sauter son bassin sur ma queue. Je peux sentir ses fesses venir battre sur mes couilles, ainsi que ma queue glisser dans et presque hors de son sexe dans de longs mouvements rapides. Je peux sentir la jouissance monter. Mais alors qu’elle est presque à son comble, elle change de mouvements pour ramener ses genoux sur le matelas et reprendre les mouvements de frottements, cette fois avec ma queue en elle. Qu’importe, le plaisir bout toujours dans mon bas ventre et je peux sentir deux boules de désir enflammer ma gorge. Elle gémit de plaisir, crie presque. La jouissance monte à nouveau.

Mais elle s’interrompt. Le lit fait trop de bruit. Je quitte mon rôle entièrement passif l’espace d’un instant pour aller m’allonger de dos sur le tapis à proximité, toujours vêtu de ma chemise, mais pantalon et boxer aux genoux, avec mon érection à l’air. Elle me rejoint et, prévenante, place un coussin derrière ma tête. Elle reprend le contrôle, je suis toujours complètement passif ouvert à toutes les sensations et à tous les plaisirs qui viennent à moi. Mon mental est vide, mon corps est entièrement dans l’instant. Elle me chevauche à croupie de nouveau, cette fois en position inversée en me tournant le dos, et reprend ses petits sauts sur ma queue. Je peux voir son cul aller et venir sur mon ventre, ma queue qui entre et sort d’elle telle un piston en marche, sauf qu’elle contrôle entièrement le mouvement. Le plaisir remonte instantanément. Après quelques instants, elle s’interrompt, se tourne et se remet face à moi, à croupie toujours. Elle poursuit ses petits sauts, ma queue entrant et sortant de son sexe trempé, son cul venant toucher mes couilles à chacune de ses descentes. Ma jouissance est proche. La sienne semble me devancer en lui arrachant un long cri et en interrompant ses mouvements. Je peux sentir que l’orgasme était au bout de mon sexe. Deux autres mouvements et j’y étais. C’est une délicieuse torture à laquelle je suis ici soumis. Ma jouissance ne dépend pas de moi, mais de quelqu’un d’autre.

La position à croupie, au cas où ce n'était pas clair. Crédits photos: Italiansd0itBetter

C’est alors que tout bascule. Le visage rouge, tentant de reprendre son souffle, elle me dit « Baise-moi et jouis en moi. » Je devenais soudain responsable de mon plaisir. Et cet orgasme, j’étais passé tout près trop de fois juste avant pour ne pas le saisir cette fois-ci. C’était comme une explosion. C’est elle qui me l’a raconté par après car, dans le feu de l’action, je ne me suis pas rendu compte de ce que je faisais. Mais il semble qu’alors qu’elle était toujours à cheval sur moi, j’aie saisi ses flancs de mes deux mains, l’ai portée dans les airs tandis qu’en m’aidant de mes jambes j’ai également soulevé son bassin avant de commencer à la pilonner de coups de rein, chacun d’eux la faisant sauter sur moi. Elle me dit qu’elle ne contrôlait alors plus rien, qu’elle n’avait même pas besoin de songer à son équilibre car je la tenais là en l’air, tout en ayant mon sexe qui venait la pénétrer par de vigoureux va-et-vient. Il ne fallut alors pas longtemps avant que ma jouissance explose, que ma queue se vide en elle et que je ne puis retenir un râle profond de plaisir.


Nous sommes restés là haletants, rouges et transis de plaisir. Pour ma part, c’était la première fois que je parvenais à donner le contrôle, à m’abandonner complètement et à me faire esclave du plaisir et du bon-vouloir d’une autre personne. La situation s’est ensuite inversée sur la fin, j’ai repris le contrôle et ai entièrement soumis quelqu’un d’autre à mon propre plaisir. Les deux versants de la situation m’excitent terriblement et je suis impatient de remettre ça, en ayant le contrôle ou en étant sous contrôle. Peu m’importe.

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